Les temples d’Abou Simbel

Les temples d’Abou Simbel
Les temples d’Abou SimbelPhoto : Bionet, domaine public
Type Deux temples creusés dans la falaise
Site Abou Simbel, en Nubie, près de la frontière du Soudan
Construits par Ramsès II
Période Nouvel Empire (XIXe dynastie)
Date vers 1264 à 1244 av. J.-C.
Célèbre pour leurs statues colossales et leur sauvetage, déplacés pierre par pierre dans les années 1960
Découverte redécouverts en 1813 par Jean-Louis Burckhardt
Patrimoine mondial inscrits par l’UNESCO en 1979

Les temples d’Abou Simbel se trouvent au sud de l’Égypte, près de la frontière avec le Soudan, sur la rive occidentale du lac Nasser (autrefois au bord du Nil, avant la construction du haut barrage d’Assouan).

Ils ont été édifiés sous le règne de Ramsès II, pour affirmer sa puissance en Nubie, aux portes de l’Égypte. Ils sont tous deux taillés directement dans la roche.

Les deux temples

Le grand temple est dédié à Ramsès II lui-même et aux dieux Amon-Rê, Rê-Horakhty et Ptah. Sa façade est dominée par quatre colosses du roi, de 20 m de haut chacun. À l’intérieur, des reliefs glorifient ses victoires, notamment la bataille de Qadesh contre les Hittites. Deux fois par an, vers le 22 février et le 22 octobre, le soleil levant pénètre jusqu’au sanctuaire et illumine les statues des dieux, sauf celle de Ptah, dieu lié au monde souterrain.

Le petit temple est dédié à la reine Néfertari, l’épouse favorite du roi, et à la déesse Hathor. Sa façade porte six statues de 10 m : quatre de Ramsès II et deux de Néfertari, représentée à la même taille que son époux, ce qui est exceptionnel dans l’art égyptien.

Sauvetage et déplacement

Dans les années 1960, la construction du haut barrage d’Assouan menaçait d’engloutir le site sous les eaux du futur lac Nasser.

Entre 1964 et 1968, grâce à une vaste campagne internationale menée par l’UNESCO, les deux temples furent découpés en plus de 1 000 blocs (jusqu’à 30 tonnes chacun), puis remontés 65 mètres plus haut et environ 200 mètres en arrière, à l’abri des eaux. Une colline artificielle, construite autour d’un dôme de béton, reproduit la falaise d’origine.

Ce sauvetage est considéré comme un exploit technique et un symbole de la coopération internationale.

Anecdotes
  • Quand l’explorateur suisse Jean-Louis Burckhardt arriva en 1813, le sable recouvrait presque entièrement le grand temple ; il fallut attendre 1817 pour que Giovanni Belzoni en dégage l’entrée.
  • L’un des quatre colosses s’est effondré lors d’un tremblement de terre, peu après la construction : sa tête et son buste gisent toujours au pied de la façade.
  • Le succès de ce sauvetage a inspiré la création, en 1972, de la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
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