| Temple de Séthi Ier | |
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| Type | Temple de culte et de mémoire royale |
| Site | Abydos |
| Construit par | Séthi Ier, achevé par Ramsès II |
| Période | Nouvel Empire (XIXe dynastie) |
| Date | vers 1290 à 1279 av. J.-C. |
| Célèbre pour | la Liste d’Abydos et ses reliefs d’une finesse exceptionnelle |
| Découverte | dégagé au XIXe siècle par Auguste Mariette |
Histoire et contexte
Le temple de Sethi Ier à Abydos est célèbre pour son rôle dans le culte d’Osiris et comme lieu de commémoration des pharaons. Il a été érigé pour glorifier le règne de Sethi Ier et servir de sanctuaire religieux et politique. Le site d’Abydos était considéré comme un lieu sacré lié à la mort et à la résurrection, et le temple abritait des rituels en lien avec la dynastie et le culte d’Osiris.
Architecture
- Un plan en forme de L, inhabituel, et sept sanctuaires côte à côte, dédiés à Osiris, Isis, Horus, Amon, Rê-Horakhty, Ptah et au roi divinisé.
- Des reliefs en calcaire parmi les plus fins de l’art égyptien, souvent encore peints.
- Derrière le temple, l’Osiréion, un cénotaphe souterrain qui évoque la tombe d’Osiris.
Découvertes
- La Liste d’Abydos, qui énumère 76 rois, de Ménès (Narmer) jusqu’à Séthi Ier : une source essentielle pour l’ordre des pharaons.
Anecdotes
- La liste omet volontairement certains rois jugés illégitimes, comme Hatchepsout ou Akhenaton.
- Une gravure de la salle hypostyle, déformée par des retouches anciennes, a fait croire à certains qu’on y voyait un hélicoptère : il s’agit simplement de deux inscriptions superposées.
Abydos et le culte d’Osiris
Abydos était le grand centre du culte d’Osiris, dieu des morts et de la résurrection. Des pèlerins venaient de toute l’Égypte assister aux fêtes du dieu, dont la procession conduisait sa statue jusqu’à sa tombe supposée, à Oumm el-Qaab (en réalité la tombe du roi Djer, de la Ire dynastie).
Le temple de Séthi Ier consacre l’une de ses chapelles à Osiris et s’adosse à l’Osiréion, un cénotaphe souterrain qui évoque la tombe du dieu. Le temple d’Osiris proprement dit, bien plus ancien (Kom el-Sultan, dès l’Ancien Empire), est aujourd’hui presque entièrement détruit.
