Hathor

Hathor
HathorTête d’Hathor ornant un sistre (instrument de musique), Metropolitan Museum of Art · Wikimedia Commons, CC0
Identité
Nom égyptien Hout-Hor, « la demeure d’Horus »
Rôle déesse de l’amour, de la joie, de la musique et de la maternité ; protectrice des femmes
Représentée en vache, ou en femme coiffée de cornes de vache autour d’un disque solaire ; de face, avec des oreilles de vache
Symbole le sistre, un instrument de musique
Grand lieu de culte Dendérah, en Haute-Égypte
Famille
Père Rê, dont elle est l’« Œil »
Époux Horus, selon les prêtres d’Edfou
Fils Ihy, le dieu musicien
Grands temples
le temple de Dendérah
Temple de Néfertari (Abou Simbel)
sa chapelle dans le temple d’Hatchepsout

Hathor est la déesse de la joie, de l’amour et de la musique. Douce comme une vache nourricière, elle pouvait aussi devenir terrible : selon un mythe, elle se changea en lionne furieuse pour punir les hommes.

Ce que racontent les mythes

Quand les hommes se révoltèrent contre Rê, le dieu envoya Hathor les punir. Devenue la lionne Sekhmet, elle massacra tant d’hommes que Rê voulut l’arrêter : il fit répandre sur la terre de la bière teintée de rouge. La lionne la but, croyant boire du sang, s’endormit ivre et se réveilla redevenue douce.

Chaque année, une « fête de l’ivresse » rappelait cet événement.

Son culte

Son grand temple, à Dendérah, est l’un des mieux conservés d’Égypte. Musique, danse et sistres accompagnaient ses fêtes. Hathor était aussi honorée à Abou Simbel, dans le temple de Néfertari.

Anecdotes
  • Les colonnes « hathoriques » portent à leur sommet son visage aux oreilles de vache.
  • Le zodiaque de Dendérah, une carte du ciel sculptée au plafond de son temple, fut rapporté en France en 1821 ; il est aujourd’hui au Louvre.
  • Elle protégeait les mineurs du Sinaï, qui l’appelaient « la dame de la turquoise ».
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